Charte du blog (au 24/05/05) :

- Je m'engage à faire de cet espace Internet un lieu qui me ressemble et, surtout, qui ait de l'intérêt pour le lecteur, connu ou inconnu.
- Je m'engage à rajouter régulièrement une note, une photo ou un lien vers un site intéressant.
- Je m'engage à mettre un maximum de couleurs dans ce blog !
- Je m'engage à transmettre au travers de ce blog un message gay-friendly, sans que cela en soit la raison première.
- Je m'engage à améliorer le design de ce blog, et à le rendre vivant et agréable.
- Je m'engage à ne pas divulguer de photos (en aucun cas) ou de textes (très rares exceptions) susceptibles de choquer les personnes non-averties.
- Je m'engage à répondre à l'ensemble des nouveaux messages du livre d'or.
- Je m'engage à rendre ce site plus interactif.
Fait à Paris en un cyber-exemplaire !
Devant l'ordi, tachant d'adopter un air intelligent...

Vers 5-7 ans à Noël... Je sais, on me voit pas bien, en même temps quand je boude, je boude !

Moi en pleine réflexion (dans quel état-je ère ?)

Promenade dans la vallée de l'Ubaye :

Pitch : Monsieur Madeleine possède un petit bonheur que bien peu de personnes peuvent comprendre et qu'il cache. Monsieur Madeleine sait donc aussi être heureux.
1 INT - NUIT - Siège social d'InterZip
Dans une grande salle de réunion située au sommet d'une tour, une trentaine d'individus en cols blancs sont assis autour d'une longue table rectangulaire. Au bout de la table, on aperçoit un petit homme chauve à la mine sévère d'environ soixante-dix ans, vers lequel tous les regards sont tournés.
L'homme (d'un air satisfait et hautain)
Une fois encore je vous remercie d'avoir été des nôtres jusqu'à cette heure tardive de la soirée, sachez que c'est grâce à ce genre d'effort que notre société est devenue le numéro un de la fermeture éclaire dans le monde. Nous pouvons en être fier.
A ce dernier mot, l'ensemble des collaborateurs autour de la table applaudit dans une même cadence, puis s'arrête net au signe de la main du petit homme.
L'homme (tournant d'abord la tête à droite puis à gauche)
Messieurs, je vous remercie.
Les individus se lèvent dans un même mouvement, placent leurs sacoches respectives sur la table et tirent simultanément les fermetures éclaires de celles-ci, créant par la même un bruit étrange.
L'homme, lui, reste assis, immobile et imperturbable, jusqu'à ce que tous les collaborateurs sortent. Puis une femme d'un certain âge munie d'un dossier se penche vers lui.
La jeune femme
Monsieur Madeleine, vous n'avez plus besoin de moi ?
L'homme sans la regarder, fait un geste sec de la main lui intimant d'évacuer les lieux, ce qu'elle fait.
Monsieur Madeleine, enfin seul, se lève et sort de la salle de réunion.
2 INT - NUIT - Entrée de l'appartement de Monsieur Madeleine
Portant un imperméable, Monsieur Madeleine rentre chez lui, ferme les trois verrous de sa porte d'entrée, la mine toujours sévère. Après avoir remis les clés de la maison sur le porte-clés mural, il enlève consciencieusement son imperméable et sa veste et les place sur le porte-manteaux de l'entrée, puis enlève ses gants et les range dans le tiroir d'une petite table.
3 INT - NUIT - Salle à manger de Monsieur Madeleine
La salle à manger de Monsieur Madeleine, de style Louis XV, est aussi froide que spacieuse. Au bout d'une longue table en chêne, Monsieur Madeleine est assis devant une assiette pleine et deux verres en cristal respectivement rempli d'eau et de vin. Parfaitement immobile, son regard fixe le vide.
4 INT - NUIT - Salon de Monsieur Madeleine
Le salon de Monsieur Madeleine est également de style XV. Assis au milieu de son canapé, il lit " Madame Bovary " de Flaubert. Ses yeux fixant le livre sur ces genoux sont presque fermés. La radio émet les programmes de France-Info, et plus particulièrement le programme de la bourse de Jean-Pierre Gaillard.
5 INT - NUIT - Salle de bain de Monsieur Madeleine
En peignoir, Monsieur Madeleine se lave les dents. Il crache une fois puis continue. Il crache une seconde fois puis met la brosse à dents dans le verre. Le vieil homme se regarde dans le miroir et se réajuste un peu machinalement le peu de cheveux qu'il lui reste.
6 INT - NUIT - Chambre de Monsieur Madeleine
L'homme en peignoir est face à la grande glace de sa chambre. On distingue la tête d'un cerf empaillé sur l'un des murs et une petite table ronde surmontée d'une nappe en dentelles au bout du lit. La pièce est sombre et vaste. L'homme se dirige vers une grande armoire normande, l'ouvre, prend des vêtements qui s'avèrent être ceux de femme. Il place consciencieusement les vêtements sur le lit et termine en sortant du placard une paire de chaussures à talons. Devant le miroir, il prend une première robe rouge qu'il place sur son corps. Il se regarde, réfléchit en tournant un peu la tête puis repose la robe sur le lit. Puis il prend une seconde robe claire discrètement fleurie, composée de nombreuses dentelles et de deux épaulettes bouffantes. De la même façon, il place la robe contre lui, réfléchit, sourit, et repose la robe.
Il se replace enfin devant le miroir, enlève son peignoir et commence à déboutonner sa chemise.
7 PANCARTE NOIRE
"Afin de respecter la pudeur du personnage qui vous est présenté, la séquence qui aurait dû vous être exposée ici a été supprimée. L'unique coupable est l'auteur. Veillez à réserver vos éventuelles réclamations à ce dernier et non à la production. Merci."
8 INT - NUIT - Chambre de Monsieur Madeleine
Ouverture au noir.
Un tourne-disque ancien passe la chanson "Ma chère et tendre" d'Henri Salvador.
L'homme prend paisiblement le thé sur la petite table située au bout de son lit. Il porte la robe en dentelles qu'il avait sortie de l'armoire, ainsi qu'un grand chapeau blanc à fleurs et de petites lunettes de lectures de femmes. Son visage est maquillé sans que cela ne soit trop apparent. Dans sa main droite, l'homme tient un " Paris Match ", dans sa main gauche, il dispose de sa tasse de thé en argent. Un petit sourire en coin, l'homme lit avec plaisir le journal, puis il porte la tasse de thé à ses lèvres, le petit doigt consciencieusement levé. Il se replonge ensuite dans sa lecture. Le tic-tac de l'horloge de la chambre se fait entendre.
Après quelques instants, l'homme pose sa tasse et son journal à côté de quelques biscuits sur la tablette à thé. Il se lève et revient devant le grand miroir. Il se regarde avec un réel plaisir, sans le moindre complexe. Pour la première fois, il semble épanouie, se tourne, se réajuste.
Sa tête se tourne subitement vers le mannequin en tissu situé dans un coin de la pièce, comme si ce dernier l'avait appelé. L'homme s'en approche.
Monsieur Madeleine (surpris)
Pardon Monsieur ?
Mais bien sûr que je vous accorde cette danse
L'homme agrippe le mannequin et commence une lente valse avec celui-ci.
Monsieur Madeleine (s'adressant au mannequin en tissu)
Alors comme ça, vous êtes mannequin ?
Bercé par la voie d'Henri Salvador, l'homme sourit toujours et semble apprécier ce jeu étrange.
9 INT - NUIT - Chambre de Monsieur Madeleine
Monsieur Madeleine dort paisiblement dans son grand lit, ses deux bras sont le long de son corps. Son visage semble rempli de plénitude. On entend le tic-tac de l'horloge de la chambre.
FIN
Du côté des Alpes du sud, il y a certains endroits où, après avoir fait beaucoup de route en voiture, beaucoup de chemin à pieds, les arbres commencent à se faire rare à cause de l'altitude, et les petites plaines herbeuses prennent le dessus.
Un jour, alors que le soleil ne pouvait pas être plus haut dans le ciel, je me suis retrouvé seul après avoir longuement marché à travers les sentiers balisés. C'était au mois de juin : autant dire qu'en ayant semé mon petit groupe, j'avais semé l'ensemble des promeneurs qui s'était alors aventuré du côté des "Eaux Tortes". L'endroit s'appelle ainsi car le point culminant de la ballade, où je me trouvais alors, était parsemé de ruisseaux tortueux à moitié enfoncés dans une herbe épaisse et chaude.
Je me suis allongé dans l'herbe, à vrai dire sans complexe puisque je savais que je serai tranquille pendant une bonne demi-heure. La Terre était adossée à moi. Je me mis à réfléchir en regardant le ciel, en sentant l'herbe fraîche caresser mon cou, et en écoutant l'écoulement des ruisseaux. Je ne sais pour quelle raison c'est ce mot qui me vint à l'esprit : lapidation... Action qui consiste à tuer à coups de pierre... Et je revois des images diffusées un jour à la télévision : une femme, enterrée jusqu'à la tête, qui se faisait assomer jusqu'à la mort à coup de grosses pierres jetées par la foule haineuse. Son crime était l'adultère.
Malgré la douceur de mon environnement direct, mon coeur s'est emballé, la Terre l'a senti contre elle et je ne crois pas qu'elle ait apprécié. La pauvre... Elle avait tout fait pour me faire oublier ce genre d'idée aujourd'hui, mais voilà que la conscience humaine avait décidé de se manifester à ce moment.
La question était la suivante : que faisais-je là à comtempler la beauté du monde alors même que ce monde était capable du pire ? Y avait-il un lien entre cette émotion pure et la souffrance qui s'aventurait au-delà de toutes les frontière du monde ? Etait-ce de ma faute ?
Oui.
J'aime bien mon boulot. Cela fait 34 ans que je suis sur une chaîne de travail qui fabrique des crèmes anales. Nos postes ont échappé à l'automatisation car les gestes à accomplir pour assembler le tube contenant ces crèmes sont très couteux à faire faire par des machines.
Moi par exemple, je m'occupe de replier les quatres bouts de plastique permettant au "col-en-dur" (partie superieure) du tube de se fixer. Je traîte 30 tubes à la minutes, soit 1 800 tubes par heure, 63 000 tubes par semaine, et plus de 2 500 000 tubes pas an... depuis trente-quatre ans.
Cette manipulation demande une certaine concentration. Il faut insérer son index (préalablement ganté) dans l'orifice du col et replier soigneusement les quatre morceaux de plastiques angulaires afin de permettre le renforcement de ce col. Il est à noter que la sensation de la crème sur le doigt est étonnament douce, même à travers le gant.
C'est grâce à notre cohésion d'équipe que l'ambiance de travail a toujours était très bonne. Mais depuis janvier dernier, rien ne va plus. La Direction a donné des directives à nos managers pour accélerer les cadences, nos journées de 7h00 se sont transformées en journées de 11 voire 13 heures sans que personne ne nous explique rien. A croire que l'irritation anale était devenue le nouveau fléau moderne.
Il était 22H avant-hier lorsqu'un étrange évènement se passa. Nous n'étions plus que trois sur la châine. La climatisation était en panne et, compte tenu des machines à ébullition, la température était monté à 40 degrés. Mes yeux me piquaient, la transpiration coulait le long de ma tempe, je savais que j'étais au bout de mes forces car mes doigts tremblaient à force de répéter les mêmes gestes depuis 14 heures... Prise du tube, insertion de l'index, repli des quatres bouts de plastique, vissage du bouchon... Prise du tube, insertion de l'index, repli des quatres bouts de plastique, vissage du bouchon...Prise du tube, insertion de l'index, repli des quatres bouts de plastique, vissage du bouchon... etc... Je pris alors un nouveau tube qui me parut plus lourd, j'insérai mon doigt, je découvris que les trois quarts de mon doigt se bloquèrent dans l'objet... Pas moyen de se dégager... Et même pire, le tube devint rapidement beaucoup plus gros et commença à avaler doucement ma main. Je criai. Mes voisins ne me voyaient pas. Mon bras entier fut pris au piège, la crème jouait un rôle de lubrificateur et la progression du tube glouton était terrifiante. L'épaule puis le cou furent bientôt pris au piège. Allai-je mourir étouffé par une crème anale ? Quel triste destin pour un père de deux enfants... Ma tête et mon torse furent alors violemment aspirés à leur tour...
...Et, je ne sais pas comment ni pourquoi, je me mis à tomber dans le vide pendant quelques secondes, ayant juste le temps d'admirer cet étrange ciel noir aux étoiles roses avec le nom de la crème cintillant en énorme : ANADOL !
Je suis ensuite tombé dans une mer à la consistance un peu plus visqueuse que de l'eau et à l'odeur parfumée a la pomme... Je nageai dans la crème qui m'avait nourri pendant 34 ans ! Chaude, douce, apaisante... Un vrai plaisir... Une sensation de sommeil m'envahit soudain. Je m'endormis. Jusqu'à sentir une violente claque sur ma joue. Je découvris mon manager qui tentait de me reveiller. L'odeur puante des vestiaires me rappeler que j'avais malheureusement retrouver le chemin de mon usine.
Accrocher le lecteur... Accrocher le lecteur... Comment arriver à faire en sorte qu'il lise la note en entier et ne zappe pas immédiatement cette page ce satané lecteur !! Parler sexe ? Non, trop facile, il suffit de mettre "bite", "couille" et "gallery" dans la même note pour que trois semaines après, vous soyez au top du référencement Google. Décrire ma vie d'ado (ok je suis plus ado mais imaginons) avec des k à la place des q et trois points d'exclamations ponctuant cinq phrases sans intérêt ? Non plus, trop de concurrence dans ce domaine... Me lancer dans des blogs style édito à la Desproges ? Ca c'est bien, ca marche et il ne faut pas être trop fûté pour y arriver... Le problème c'est que toujours tirer sur les mêmes ambulances (le PSG, le pape, les américains), ca ne m'amuse pas du tout, du tout, du tout, du tout... Je pourrais alors choisir de faire des chroniques philosophico-politico-métaphysiques à la Fulcanelli. Mais pour accrocher le lecteur y a mieux, j'irai même jusqu'à dire que son blog, aussi respectable soit-il, est une véritable arme pour l'endormir. Les choses intellectuelles ne sont pas vendeuses que voulez-vous, sinon Pivot serait millionnaire, et pas Arthur.
Je vais donc rester dans ma logique : écrire pour mon plaisir avant tout et, accessoirement, pour celui des autres... Faire les notes comme elles arrivent. Jouer les poètes incompris quand il le faut, et proposer de jolis histoires quand le coeur m'en dit. Certes la technique est moyennement efficace pour attirer le visiteur, souvent perdu entre deux sites X, mais a priori je n'en vois pas d'autre qui puisse me satisfaire dans la réalisation durable d'un blog !
Comme le disait le défunt magazine : Enjoy or Die ! (pour lui, donc, ca a été Die...)
Note pour plus tard : penser à éviter de faire des notes la nuit, personne ne lit à cette heure, c'est assez crétin...
00h40 # repondre
Pitch : Une famille excentrique passe une soirée d'hiver tranquille. Quand soudain, les gentils et vieux voisins du dessous sonnent à la porte pour lui offrir des chocolats à l'occasion de Noël. Erreur !
1 INT SOIR - Entrée puis séjour de l'appartement du couple
La façade grise d'un immeuble parisien est parsemée de fenêtres parfois allumées, parfois éteintes. A un étage, on aperçoit un couple de deux personnes âgées : l'homme lit un livre, et la femme, emmitouflée dans un chandail, tricote à côté d'un sapin de Noël.
Juste au-dessus, une autre fenêtre s'ouvre sur un séjour où se trouve une femme assise qui semble figée dans une drôle de position.
En se rapprochant, on s'aperçoit qu'il s'agit d'une femme d'une quarantaine d'années assise sur un divan vert pomme qui discute sur son téléphone portable. Dans l'autre main, elle tient fermement une télécommande qu'elle oriente vers une télévision éteinte. Sa robe, vert-pomme elle aussi, se marie parfaitement avec la couleur du divan.
La femme
eh oui
Oui
bien sûr
eh oui
oui
bien sûr
Soudain, un homme en costume violet d'une quarantaine d'années ouvre la porte de l'entrée de l'appartement et entre. Dans sa main gauche, il tient un ordinateur portable et dans sa main droite un téléphone cellulaire collé à son oreille. L'homme enlève alors son imperméable non sans mal.
L'homme (inquiet, constamment coupé)
Non bien sû
Non mais vous pouvez être certain
Oui
Non, non, non non, bien sûr Monsieur le Directeur
Non
L'homme s'assied à côté de la femme sur le divan, l'ordinateur portable sur les genoux. Chacun suit sa conversation téléphonique.
L'homme (tourmenté)
Je sais que je suis l'un de vos plus mauvais éléments
La femme (approuvant, parlant toujours à son téléphone)
eh oui
L'homme (s'expliquant au téléphone)
J'ai fait de mon mieux pourtant ce mois-ci
La femme (dubitative, parlant toujours à son téléphone)
ah oui ?? Sacrés performances dis-moi
A ce moment, l'homme force la femme à lui céder la télécommande et dresse à son tour le bras vers la télévision, adoptant à son tour une position étrange. Rien ne s'allume.
L'homme (s'expliquant au téléphone)
Vous savez bien que la conjoncture du marché de la litière pour chat est en recul en ce moment et je
La femme (blasée, parlant toujours à son téléphone)
Oh, ne sois pas ridicule une fois de plus
L'homme (concluant)
Non, vous avez raison, j'arrête
En tout cas, je vous souhaite de passer une bonne soirée, Madame la directrice
La femme (blasée, concluant elle aussi)
Oui ben c'est pas grâce à toi que ça risque d'arriver
.
L'homme
Au revoir Madame
La femme (blasée)
C'est ça au revoir
Les deux individus raccrochent.
L'homme (se parlant à lui même)
Sale conne
La femme
(à elle-même) Quel boulet
(Silence, puis d'un ton antipathique, sans regarder l'homme) Pose cette télécommande, on passe à table. Ca va être froid
Les deux individus se lèvent, traversent le salon et la salle à manger et disparaissent dans un couloir. Ils reviennent une seconde après. Chacun porte à la main une assiette sur lequel est déposé un verre. La femme apporte également un plat sur lequel est placée une montagne de pains briochés utilisés pour les hamburgers. Tout est déposé sur la table à manger sur laquelle se trouve aussi un chronomètre mécanique. Les époux prennent place à table. Ils se regardent un instant. Le mari s'apprête à prendre un des pains. La femme le réprime d'un sursaut rageur.
La femme (tendu)
Tu es sûr que nous n'avons rien oublié ?!?
L'homme (inquiet, réfléchissant)
La femme (d'un ton exagérément désespéré)
Notre fils !!!
L'homme
Ah !
(appelant)
Édouard ?
Silence. La femme regarde son mari atterrée. Silence gêné.
L'homme (regardant la femme puis appelant à nouveau d'une voix moins assuré)
Léo ?
Nouveau silence.
L'homme (appelant toujours)
Pierre ?
Fabien ?
André ?
La femme (très inquiète, appelant à son tour)
Stéphane ?
Maxime ?
.
Le couple se regarde très inquiet. Puis semble avoir retrouvé au même moment le prénom.
La femme et l'homme (appelant d'une même voix franche et massive)
Kevin !!!! A table !!!
Quelques instants après, un jeune homme sale et mal rasé de 25-30 ans entre dans la pièce, une hache dans une main, une assiette et un verre dans l'autre. S'aidant de son épaule, il arrive malgré l'encombrement à discuter sur le téléphone. Il s'installe à table.
Le garçon (discutant à l'aide son portable)
Oui
Mais oui
Oh arrête tes conneries, c'est deux blaireaux, tu le sais bien !!
Oui
La femme (d'un ton doucereux)
Kevin, enlève cette hache de la table et mets la par terre s'il te plait
Le garçon s'exécute.
La femme et l'homme se regardent à nouveau. L'homme tente de prendre un pain mais est à nouveau vivement réprimé par sa femme.
La femme
Tu n'as rien oublié ?
L'homme (pas très convaincu de ce qu'il va dire)
Damien ?
La femme (le coupant sèchement)
Enfin, le bénédicité !!
Kevin, coupe ton portable !
Le garçon (à son portable)
Nan, mes parents veulent que je coupe mon portable là
C'est l'heure de la messe (rire gras)
Ouais bien sûr, je te reprends dans deux secondes, attends
Le garçon pose son portable à côté de son assiette. L'homme et la femme croisent les mains et ferment les yeux devant le garçon qui les regarde d'un il vide.
L'homme
Seigneur, malgré le pêché originel que tu as commis, nous te glorifions, te sanctifions et t'adorons. Pardonne aux hommes leurs pêchés car visiblement, ils ne savent pas ce qu'ils font. Je bénis également ce repas qui a été mis entre mes mains par toi le très haut
. Amen. (il termine en faisant le signe de croix au dessus de la montagne de pain, puis bénit sa femme et son fils du même signe).
La femme (satisfaite)
Amen.
Le garçon (voûté, d'un ton désinvolte)
Amen.
Le garçon reprend son portable. Les regards des trois individus se croisent tel un western. Dans un geste soudain et violent, la mère enclenche le chronomètre mécanique placé sur la table et les six mains se jettent sur les pains briochés. A peine quelques secondes plus tard, la femme réappuie sur le chronomètre : les trois individus ont leurs bouches pleines à craquer de brioches. Ils mâchent consciencieusement. Le garçon, le portable collé à l'oreille, se contente de grognement pour répondre à son interlocuteur.
Soudain, on sonne. Les trois individus s'arrêtent net et adoptent chacun une expression horrifiée, déglutissant par la même ce qu'ils avaient dans la bouche.
L'homme (fermement)
Kevin, va ouvrir s'il te plait !
Le garçon (amusé)
Ouais c'est ça parle à ma main !
Le garçon se lève soudain, et s'en va d'où il est venu.
L'homme et la femme se regardent à nouveau. L'homme se lève, traverse le séjour, arrive à l'entrée. Par le juda de la porte, on aperçoit une vieille dame toute souriante, le visage rempli de tendresse (c'en est presque trop ).
La vieille dame
C'est Madame Douceur, je vous apporte quelques chocolats à déguster pour les fêtes de fin d'années !
L'homme court vers sa femme.
L'homme (très inquiet)
C'est la vieille du dessous qui veut nous empoisonner ! Va chercher la batte !
La femme (agressive)
Comment tu le sais ?
L'homme
Chérie, une fois dans ta vie, fais moi confiance
Après une courte hésitation durant laquelle les deux regards se croisent, la femme court dans le fond de l'appartement.
2 INT Soir Entrée puis séjour de l'appartement
On re-sonne. L'homme attend consciencieusement derrière la porte.
L'homme (tourné vers la porte, d'un air à la fois dégagé et hésitant)
Voilà voilà ! J'arrive ! Juste une seconde
Le temps de
de ranger un peu !
L'homme voit enfin sa femme arrivée, l'objet à la main. Il lui fait signe de faire silence et de se placer derrière la porte.
L'homme
Je vous ouvre Madame Douceur.
Il ouvre.
La vieille dame (souriante, lui tendant une petite boîte de chocolat)
Tenez, j'ai pensé que cela vous ferait plaisir, je ne vous embête pas plus longtemps (repartant)
L'homme (l'insistant à rentrer)
Mais non entrez Madame Douceur, vous prendrez bien une petite tisane en notre compagnie, ça nous ferait tellement plaisir de connaître nos nouveaux voisins !
La vieille dame (heureuse de pouvoir rentrer)
Bon d'accord, mais alors pas longtemps
Mon mari m'attend
A peine rentrée, la voisine se fait littéralement ruer de coups par la femme hystérique armée de la batte de base-ball. La vieille femme hurlant de terreur est alors violemment projetée au sol. L'homme en profite pour lui assener des coups de pieds au ventre. Tant et si bien que les vêtements du couple sont largement imbibés de sang et que la vieille dame se retrouve à l'agonie.
L'homme (furibond)
Alors, la vieille, tu croyais nous avoir aussi facilement, tu t'es pas fait assez tringler par ton mari, c'est ça qui te rend frustrée !!
L'homme sort un mouchoir en tissu, essuie la sueur sur son front, puis tire la vieille de l'entrée jusqu'au séjour.
L'homme (essoufflé)
Chérie
La perceuse
La femme repart batte à la main au fond de l'appartement, et revient avec une perceuse électrique.
La femme
J'ai pris un embout en acier, c'est plus prudent
La femme s'accroupit vers la vieille consciente mais dans un état semi-comateux. Elle approche la perceuse de la tempe de la vieille dame. Celle-ci est fermement tenue par le mari. Au moment d'appuyer sur le bouton, une sonnerie de portable retentit. Il s'agit de l'air de "Vive le vent".
Le couple se regarde. L'homme prend le portable situé dans la poche du gilet de la vieille et répond.
L'homme (essoufflé mais prenant un air dégagé)
Allo ?
Un vieil homme (inquiet)
Allo ? Qui est à l'appareil ?
L'homme
C'est Monsieur Trépiti, le voisin du dessus.
Un vieil homme
Qu'est ce qui se passe, j'ai entendu du bruit ! Passez-moi immédiatement ma femme !
L'homme
Euh, elle est indisponible pour le moment, puis-je prendre un
message ?
La veille (d'un gémissement d'agonie)
Denis, à l'aide
Bruit sec de perceuse. Hurlement étouffé. Le sang gicle sur le visage du mari. silence.
Un vieil homme (inquiet, entendant un bruit de perceuse au téléphone)
Comment ça prendre un message, vous vous foutez de moi ou quoi ? Je viens de l'entendre ! Je descends !
L'homme raccroche horrifié.
L'homme (à sa femme)
Le vieux descend !
3 INT Soir Salon du vieil homme
Le vieux voisin prend un revolver dans le tiroir de son entrée, ses clés, et sort de son appartement.
4 INT Soir Entrée puis séjour de l'appartement
Par le juda, on aperçoit le vieil homme qui sonne sans s'arrêter à la porte.
La femme (sèchement à l'homme)
Va ouvrir. Je reste là.
Le vieux voisin continue de sonner. Soudain, la porte s'entre-ouvre. Il la pousse précautionneusement muni de son revolver, et entre. L'homme maculé de sang surgit pour l'étrangler violemment à l'aide d'un fine cordelette.
Tentant de se débattre, le voisin appuie une première fois sur la détente du revolver faisant un trou dans un mur. Puis un second coup part et un troisième. L'étrangleur se fige, puis s'effondre.
Après avoir tenté de reprendre sa respiration, le vieil homme titube à pas lents vers sa femme. Elle est allongée inerte, un trou béant dans la tempe, les yeux ouverts. Se rendant compte du drame, il l'enlace fermement et fond en larmes à ses côtés.
Le vieux voisin (désespéré)
Ma chérie, qu'a-t-il fait
Qu'a-t-il osé te faire
Le vieil homme sert le visage tuméfié de la femme contre sa poitrine. La perte de tout espoir se lit dans ses yeux. Il approche alors lentement son pistolet vers son visage, le place doucement dans sa bouche. Il charge le pistolet. Il tire mais au même moment le hurlement d'une femme devit le pistolet de sa trajectoire, créant un trou sanglant dans la joue du vieil homme.
Ce dernier s'effondre sur son épouse, la blessure est si violente qu'il tremble de tout son long en gémissant.
La femme (hystérique)
Tu croyais t'en tirer comme ça, vieux bouc !!
La femme prend le revolver à terre et vise le vieil homme. Elle enclenche à son tour le chargeur, retient sa respiration en regardant l'homme baigné dans son sang.
Mais derrière elle, apparaît soudain Kevin, muni de sa hache. En un geste ample et rapide, il fracasse la tête de sa mère sous l'il agonisant du vieil homme.
Le jeune homme (énervé, le portable en main)
Peut-on avoir le calme dans cette maison bon sang !! (s'adressant à son portable) Qu'est-ce qu'on disait
Ouais exact Christina Ricci
Quelle bombe celle là
Le jeune homme, retire la hache du crâne de la mère puis retourne tranquillement au fond de la maison. Le vieux voisin, lui, continue d'agoniser. Le salon baigne dans une marre de sang. Près de l'entrée, la boite de chocolats gît à terre. Certains d'entre eux sont à même le sol, une étrange substance verte s'en échappe. Le garçon se penche vers la boîte, en avale un, puis disparaît au fond de la maison, après quelques instants, un bruit sourd de quelqu'un qui tombe lourdement se fait entendre.
FIN
Anne et ma mère ont une drôle de relation. Anne est une jeune femme de trente ans qui n'en fait pas vingt. Le genre de femme-enfant qu'une brise ferait vaciller mais dont l'arme la plus puissante est le timide sourire. Elle connaît ma mère depuis très longtemps, depuis qu'elles se sont rencontrer au catéchisme je crois. Toutes les deux tentaient alors de faire part de leur foi respective aux élèves, ma mère en tant que mère de famille bien établie dans la société, Anne en tant que jeune étudiante devant encore faire toutes ses preuves.
Des années plus tard, Anne et ma mère se voient régulièrement, s'écrivent longuement et se téléphonent parfois. Cela demande des efforts car elles n'habitent pas tout à fait au même endroit. Mais cela se fait toujours avec plaisir.
Parfois, quand Anne vient prendre le thé à la maison, elles parlent de sujets de société, des potins du jour, mais surtout de philosophie et de religion. Il faut voir la simplicité et la douceur avec laquelle la conversation se brôde doucement. Il n'est pas question ici d'imposer un propos, il s'agit juste de prendre plaisir à construire l'échange, sans jamais s'opposer. Anne regarde ma mère avec les yeux et le sourire d'un ange, ma mère regarde Anne avec la tendresse d'une mère. Les voix sont volontairement basses laissant à l'horloge le soin de rythmer l'écoulement des secondes.
Quand Anne repart, ma mère vient me voir et me parle d'elle comme d'une jeune fille très attachante avec qui elle partage des moments uniques. J'aime quand elle me parle d'elle. Je partage moi aussi des moments uniques avec ma mère mais je crois qu'il resteront toujours différents. Ma mère rajoute aussi qu'Anne n'a pas été suffisamment gâté par la vie. Elle pense en effet qu'être seule à trente ans est un peu triste. Elle voudrait qu'Anne fonde une famille au lieu de rester, souvent seule, dans son petit appartement du Nord de Paris...
Cette fois-ci, c'était la bonne ! Je refis le lacet de ma basket droite en ne relachant pas du regard l'assistant du prof de gym. Comme à son habitude, il avait attendu que le gymnase soit vidé après le cours pour effectuer quelques sauts sur le grand trampoline. Il voulait être tranquille et se détendre avant de filer aux vestiaires. C'était sans compter ma détermination.
Le regard fixé sur ma proie, je dévalai donc les marches des gradins d'un pas décidé. Tout en continuant de sauter, il me regarda les yeux écarquillés. Qu'importe sa réaction, qu'importe notre différence d'âge. Je grimpai sur le trampoline et commençai à prendre de la hauteur.
- Monsieur ! Fis-je alors que nous n'étions pas du tout synchroniser dans nos sauts
- Ou... Oui ?
- Il faut qu'on parle !
- Ca peut peut-être attendre que j'ai terminé ?
- Non !
J'arrivais progressivement à sa hauteur.
-Monsieur, vous avez remarqué... les marques que j'ai au visage ?
-Oui... Tu t'es fais ça comment ?
- C'est les élèves de Terminal... qui m'ont frappé, répondis-je fièrement.
- Ah bon ?? Pourquoi ? Fit-il surpris de cette réponse.
- Parce que je suis homosexuel, dis-je en arrivant au plus haut de mon saut.
- ...
- ...Et que je vous aime !
Ce furent mes dernier mots. A peine eus-je terminé ma phrase que je manquai le trampoline et arrivai directement sur le sol du gymnase. Je perdis connaissance.
Quelques minutes plus tard, un peu groggy, j'entendais des gouttes d'eau s'écraser au fond d'un lavabo. Tout était noir, ce qui me parut normal à l'instant où je pris conscience que j'avais les deux yeux fermés. Du fait de la conversation qui venait de se produire, j'entrouvis prudemment un oeil. J'étais allongé dans un des vestiaires du lycée. Il n'y avais heureusement rien d'humain dans les parages.
Soudain un visage, le plus charmant de tous, apparut dans mon champ de vision.
- Ca va ? Me demanda-t-il.
- Oui... murmurais-je après un petit sursaut.
- Tu veux pas ouvrir l'autre oeil ?
- Si si... Fis-je en ouvrant l'autre oeil. Qu'est ce qui c'est passé ?
- Tu as loupé le trampoline... Je t'ai amené ici car tu avais perdu connaissance.
- Ah... Désolé...
J'imaginais cette superbe scène qui consistait à être porté par ce que l'on pouvait désormais considérer comme un héros.
- Tu as mal nulle part ?
- Non non...
- C'est sûr ?
- Ben... oui...
C'était faux bien sûr.
- Suis mon doigt sans bouger la tête...
Il alla lentement de droite à gauche et de gauche à droite.
- OK... Et tu es amoureux de moi alors ?
On ne se rend pas compte à quel point les six mots apparemment anodin d'une phrase peuvent avoir des conséquences énormes sur le battement d'un coeur. Je me suis assis sur le rebord du banc sur lequelle il m'avait allonger.
- Ben... Oui ! Fis-je en découvrant une bosse sur ma tête.
Il sourit amusé.
- T'es mignon...
- C'est vrai ? Enfin je veux dire... Vous me trouvez mignon ?
- Oui, mais je ne suis pas amoureux de toi ..
- ...
- Je ne suis pas homo...
- J'ai perdu mon pari alors...
- Quel pari ?
- J'avais parié avec mon meilleur ami que vous êtiez homosexuel...
Il me regardait avec l'air d'un homme faussement atteint dans son amour propre.
- Non mais j'ai l'air d'un homo ?
- Ben... Vous êtes plutôt fin...
- Je te ferai dire que j'ai une copine ! Haussa-t-il le ton...
- Désolé... Je voulais pas dire que vous n'êtiez pas viril... au contraire même... Vous êtes...
- Je ne suis rien du tout... Et certainement pas homo... Et... Et pour être franc, je trouve ce qu'ils font assez dégoutants...
- Ben vous êtes pas obligé de faire comme eux... Et puis il font bien ce qu'ils veulent ! Deux garçons qui s'embrassent, ça ne me gêne pas...
A cette réponse, il écarquilla les yeux pour je ne sais quelles raisons.
- Mais... Tu es bien sûr d'être homo du haut de tes 15 ans ?
- Mais je suis pas homo moi !!
Il me regarda à nouveau étonné, se demandant sans doute à quel phénomène il avait à faire.
- Je veux dire... A part vous, il y a aucun garçon qui m'attire... Je pense que c'est spécifique à vous...
- Spécifique à moi ?
- Oui... Et en plus, ma mère n'acceptera jamais que je sois homo... Et d'ailleurs moi non plus, ca pose beaucoup trop de problèmes...
- On ne choisit pas par qui l'on est attiré de toute façon. Ca s'impose à nous. On choisit simplement d'assumer cette attirance.
Je ne voyais pas trop la différence.
- Dis donc, tu saignes beaucoup du genou... répondit-il en détournant la conversation.
- Oui je sais...
- Tu es plutôt du genre à cacher ta douleur non ?
- ...
- Remonte ton jogging, je vais... je suis obligé de nettoyer ta plaie.
Il semblait très pro dans ses gestes. Je le regardais avec admiration et confiance me soigner. Je profitais de cet instant.
- Aïe....
- Je croyais que tu étais du genre à pas montrer ta douleur.
- Sauf quand ca pique...
- Ecoute, ce que je peux te conseiller, c'est de prendre du recul...
- Non, fis-je en le regardant d'un air renfrogné.
- Si...
- Non. Aïe... gromelais-je en tenant machinalement mon bras.
- Chut... Contente toi de ravaler ta douleur...
- Je vous aime... lui murmurais-je une dernière fois le plus bas possible.
Nos regards se croisèrent une dernière fois. Soudain entra en trombe le professeur de sport, prêt à rentrer chez lui.
- Qu'est ce que vous foutez encore là tout les deux ?
J'appréciais beaucoup le personnage, mélange perpétuelle de colère et de gentillesse. Il s'approcha vers moi, tourna mon menton vers lui et ferma un oeil pour mieux regarder.
- Qu'est-ce que c'est que ces marques ?
- Il est tombé du trampoline.
- Non, je ne parle pas de son genou, je parle de son visage jeune homme. Il faudrait apprendre à parer les coups mon vieux.
- C'est les élèves de Terminal à cause de...
- Je m'en fous ! Tu diras à la bande de bras cassés de Maxime que si je te revois avec des marques, je les prends un par un par les couilles et je les fous dehors.
Comment savait-il que c'était Max ?
- Et la semaine prochaine, tu feras dix tours de gymnase pour apprendre à ne pas faire de trampoline sans mon autorisation, dit-il d'un ton sec en tâtant mon genou.
Il ressortit en claquant la porte. Nous nous regardâmes interloqués avec l'assistant qui finit par le suivre.
Ras-le-bol de U-blog !! Après d'innombrables problèmes de serveurs, j'ai décidé de déménager vers Over-blog qui m'a l'air tout à fait sérieux (lui). Le travail de déménagement risque cependant de mettre quelques jours puisque je ne connais pas encore bien l'outil over-blog et que je souhaite mettre tous les article de mon ancien blog vers le nouveau.
En tout cas, la décision est définitivement prise !