Vous voici sur la page de mes poèmes, bonne lecture !
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La Belle Dimension
Regard vers le nombril : cet il près du Big Bang
Qui, cousu comme un fil, tantôt cligne tantôt tangue.
Nous supplions notre âme d'éjecter cette foi
Qui inonde nos larmes sans deviner pourquoi.
L'âpreté de sentir, au bord de l'infini,
Ce vertige de courir vers la Cartésiannie
Nous fixe, comme un roc, au seul recours du vide.
Regard sur l'oubli creux qui fabrique nos rides.
Le prisme arc-en-ciel-gris agite nos fantasmes,
Nous grisant chaque instant de sanglants pléonasmes,
De répétitions vaines évitant ce bonheur
De n'être que sur Terre pour vouloir être ailleurs.
Effilé et fragile, nous avançons sans fin
Vers cette main visible qui se profile enfin
Lorsque notre être est las de tournoyer sauvage,
Lorsque la douceur seule atteint notre visage.
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Le Miroir
Aux yeux noirs, la réponse du miroir nous est claire :
Le mystère du visage forme le caractère
Enveloppant en soie l'éphémère chaleur
D'un environnement d'eau qui s'échappe en douceur.
La nudité de l'âme nourrit ce bel état
D'être en duel face à soi, en tenu de combat :
Dégainant d'une main le flou de cette glace,
L'image ainsi s'affole grisée d'une si belle place.
La pupille dilattée, nourrie de milles sûretées,
s'amenuise peu à peu face à l'éternité.
Le duel se trouve échoué, l'ombre à nouveau se perd :
L'addiction clot sans fin son si bel univers.
Et l'Etre lui s'égare dans un monde exigu
qui, par sa crasse nouvelle, le salira à vue.
Le prochain face à face effacera l'ether
d'un savon de gel souple qui traverse le verre.
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Jusqu'au bout d'être soi
Bout de carreau perdu montre enfin son image :
Aux bords creux d'une rue, ce trottoir de partage
Nous mène en plein orage de jouissances acrobates.
En ce temps de vers plaines où quelques troncs s'abattent
Et nous laissent entrevoir une coulée de sciure fraîche
Qui glisse sur la peau comme d'autres ont la prêche !
Morne période d'avant où la suée qui s'endort
Nous faussait nos pensées nous poussant vers la mort.
"La semence est aqueuse et nous récolterons
De beaux fruits hivernaux dont nous profiterons."
Le carré dans le pré nous suffit amplement :
l'automne de nos pensées nous ôtaient nos tourments.
Ceux d'être face à face tout ouverts, vert le vent.
Le risque bleu du seul s'effondre sous nos pieds,
alourdis par le rouge de nos piètres "en-fait-pas"
Perdus de verte orange, dolorie de couleurs.
Ils s'eveillent en sous-sol
d'un éternel
bonheur
De Pareil en Jamais.
Méfiez-vous ! Le point noir décisif vous regarde !
Celui qui fit de vous cet être par mégarde
Fait danser sans vergogne le balais plat des ondes
Par qui vous terminerez comme au début ce monde.
Expansion de toutes chairs constituant les idées,
Le réel éphémère s'amuse à jouer les dés
Pour fixer le carbone tout autant que l'amour
Et régler, en Sorbonne, les coups d'état du jour.
Ce trou noir explosif au creux de votre paume,
Qui semble à l'origine de l'innocence des mômes,
Concentre l'univers en un point subversif
Reliant pensée cryptée et matière-nerf-à-vif.
Le Destin est idiot puisqu'il guide le point noir
Vers une destination tendant au désespoir.
L'Occasion, elle, est belle car, se régénérant,
A chaque seconde du monde, fusionne les aimants.
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Silence d'un temps
De la fenêtre orange, les deux sapins admirent
Un enfant sous sa couette dont les membres s'étirent
Et se rendorment heureux de sentir sur leur peau
Le pyjama de soie traçant des animaux.
A la place des Alpes, le gamin imagine
La Savane en biscuit peuplée de figurines
Qui dansent la fanfarole sur un air de violon
Face à une armada d'étranges accordéons.
Quand le fruité parfum d'une maman délicate
Envahit la pièce chaude d'une douceur qui fait hâte,
L'oreille entend le bois craquer sur le battement
D'un cur qui redémarre, c'est celui de l'enfant.
Un baiser sur la joue Deux arbres un peu bancals
Les jouets éparpillés près de mes vêtements sales
Ma maman les ramasse Je veux me rendormir
Mais il faut me lever puisqu'il me faut grandir
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Le paysage vital
Sous ses airs naturels, l'énorme masse informe
Que son ombre éternelle restera en énorme,
Sur le Manoir dressée, aux volets sales et clos
Dont la charpente brisée écrase un lierre éclos.
Un verre blanc les observe saffronter violemment
Dun sourire complice calmant leurs sentiments.
La Montagne, elle, rougit de ce regard candide
Alors que le Manoir claque dun volet rigide.
Il nen reste pas moins que le combat demeure
La réconciliation, comme un affreux labeur,
Relève de limpossible pour ces deux éléments
Représentant confort et tentante évasion.
Et puis
Un jour, un regard apparaît à travers une fissure,
Sa vie, enfermée là, remplie de meurtrissures.
Après de longues années, Il ose ressortir
Souhaitant un soleil chaud offrant un avenir
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Chaos schizophrénique
A vingt et un ans, il sombra dans la folie.
Sans agression ni heurt, charmé par un ennemi
Qui ne laissait comme choix que celui de la chute
Sur un matelas de fer abominant sa lutte.
A vingt et un ans, il se jeta sous un train.
Jugeant que ces froids sons savéraient être un frein
Au développement de ses capacités
De jeune homme prometteur à qui tout souriait.
A vingt et un ans, il devenait schizophrène.
Par de petits indices qui amènent la peine
Et lincompréhension dêtre trahi du monde,
Il comprit quil mutait en être aux traits immondes.
A vingt et un ans, il dormait un matin
Quand il fut réveillé par un réveil éteint
Qui ne sarrêtait pas pour mieux lui indiquer
Que le jour de sa mort allait être avancé.
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